Quelle que
soit la destination en dehors de France, le patient doit
obligatoirement se munir des différentes composantes de son
traitement.
- Insuline habituelle; ne pas oublier de l'insuline d'action rapide.
- Matériel injectable; se munir d'un stylo supplémentaire par
sécurité.
- Lecteur de glycémie + bandelettes réactives et bandelettes pour
acétonurie.
- Glucagen + nécessaire à injection à conserver au frais pendant
le séjour
Il faut toujours que le patient se munisse de la quantité de
traitement nécessaire pour la durée du séjour à laquelle il faut
rajouter une quantité identique par sécurité. En raison des vols,
le patient doit scinder son traitement en deux: une partie dans un
bagage et l'autre dans un sac qu'il gardera sur lui.
Départ
Paris 13H15 - Arrivée Miami 16H10
Départ
Paris 19H40 - Arrivée Bangkok 12H10
L'heure
du départ et les décalages horaire
1) Que le
voyage s'effectue vers l'est ou vers l'ouest, si le décalage
horaire ne dépasse pas 2 à 3 heures, il n'est pas nécessaire de
modifier le schéma insulinique. Pour un DID, il suffit de décaler
sensiblement l'heure des injections pour compenser le décalage
horaire.
En fonction des particularités du diabète (diabète avec grande
labilité glycémique) il est possible d'utiliser de l'insuline à
action très rapide (analogue de l'insuline qui agit quelques heures
seulement) à petite dose associée à une collation. Le patient
doit augmenter la fréquence de ses contrôles glycémiques; la
sécurité veut que, le jour du départ, il réduise légèrement
ses doses d'insuline.
2) Les voyages avec un décalage horaire supérieur à 3 heures
nécessitent une modification du schéma insulinique.
Voyage vers l'ouest (Paris-Miami): le DID traité par
deux injections quotidiennes d'insuline va devoir compenser
l'allongement de la journée. Il lui faut donc ajouter une injection
d'insuline rapide dont la dose peut représenter 20 à 35 % de la
dose totale d'insuline habituellement utile sur 24 h .Il sera bien
sûr nécessaire de prévoir une collation 2 h après l'injection
supplémentaire d'insuline. A l'arrivée le patient reprend le soir
même son schéma habituel en tenant compte évidemment de l'heure
locale. (cf schema 1)
Voyage vers l'est (Paris-Bangkok): il est nécessaire, du
fait de la réduction de la journée, de modifier aussi le schéma
insulinique. Il faudra que le patient remplace à un moment donné,
une insuline intermédiaire par une insuline rapide. (cf schema 2)
Dans
l’avion
Le patient
doit toujours avoir sur lui le nécessaire pour se traiter et se
surveiller. Il doit prévenir l'hôtesse qu'il est diabétique car
en cas d'hypoglycémie sévère, elle pourra réagir; elle doit
s'organiser pour respecter l'heure des repas. Certaines compagnies
prévoient des plateaux repas pour diabétiques.
Autres conseils: L'utilisation de plus en plus fréquente de légers
sédatifs, somnifères, etc… pour les longs voyages doit être
prudente chez les diabétiques traités par insuline ou par
sulfamides hypoglycémiants: ces médicaments peuvent modifier la
perception de l'hypoglycémie.
L'alimentation
pendant le voyage
Il faut
veiller a ce que l'apport d'hydrate de carbone soit correct. Sur les
plateaux repas des avions, en règle générale, les quantités
d'hydrate de carbone sont réduites. Dans ce cas, le patient doit
obligatoirement compenser ce manque par du pain.
Dans
le cas de DNID
Les règles de
prudence doivent être les mêmes. Il faut éviter les
hypoglycémies sous sulfamides hypoglycémiants qui sont toujours
plus sévères et prolongées chez les patients âgés avec surtout
une fonction rénale limite. Le patient ne doit pas prendre un
sulfamide hypoglycémiant sans qu'il y ait un repas juste après;
mieux vaut ne pas prendre deux comprimés de sulfamides à heure
rapprochée
Cet
article est reproduit avec l'aimable autorisation du site
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